Revenons à nos moutons
16 Septembre 2007 | Déposer un commentaire
Après les bruits de bottes trottant sur les bouses de la plaine en début d’été, et le grand moment de dérapage anti-rap, de leur poète raté mi lascar, mi ringard, la campagne de l’UDC est là, avec l’odeur qui va avec. Nauséabonde et malsaine.
Des jeunes manipulés en vidéo sur le net, en passant par des complots imaginaires dénoncés par des visages figés aux regards inquiétants et aux thèses plus que douteuses, s’ajoutent les jolis moutons blancs manipulés génétiquement pour expulser leurs homologues noirs à coup de pied d’âne.
Tout ce cirque ne fait que cacher le vrai plan mis en place depuis des années par le tribun zurichois et ses acolytes, à savoir le démantèlement de l’Etat social, le transfert de ses moyens à l’économie privée, et le développement d’une société ultralibérale.
Tout ça, évidement, au détriment des salarié(e)s et des familles de ce pays qui sont de plus en plus nombreux à demander l’aide sociale, et, par conséquence, à faire exploser les budgets des cantons et des communes. Environ un million de pauvres recensés en Suisse actuellement, parmi lesquels un bon nombre qui travaillent à temps complet, mais qui ne gagnent pas assez pour élever convenablement leurs enfants et payer leur factures.
Le travail de sape a lieu aussi dans certaines associations patronales dont la SSE, par leurs représentants qui s’attaquent à la convention nationale du secteur principal de la construction, en la dénonçant pour le 30 septembre prochain. A partir du 1er octobre, les entreprises du secteur et leurs sous traitants pourront pratiquer librement le « dumping » salarial et social en envoyant ainsi vers la précarité des travailleurs qui vivent dignement de leur travail et leurs familles, condamnés à grossir les rangs des citoyens à l’aide sociale si on ne fait rien pour l’éviter.
Si ce contrat collectif viendrait à tomber, d’autres tomberaient ensuite démolis par cette minorité du patronat insatiable de flexibilité et de bénéfices record à partager entre leurs managers et actionnaires, au mépris d’un partenariat sain et d’une paix du travail durable.
Dans un autre coté il y a, on le sait, beaucoup d’employeurs qui veulent le maintien de la CN, qui partagent les fruits de la croissance avec leurs employés et qui se soucient de leur bien être et de leurs familles. Ces employeurs qui assument aussi leurs responsabilités envers l’Etat social, seront eux aussi victimes de la concurrence déloyale occasionné par le vide conventionnel.
Le conflit annoncé dans la construction n’est pas dû à l’entêtement des syndicats comme prétend l’aile dure du patronat, qui essaye de manipuler l’opinion publique. L’enjeu du conflit est capital non seulement pour les travailleurs de la construction, mais pour tous les salariés de ce pays qui arrivent à vivre de leur travail de manière acceptable. Ces travailleurs sont conscients du danger et ils nombreux à se mobiliser pour la manifestation de samedi 22 septembre au fief de la SSE à Zurich, pas comme des moutons prêts à se faire tondre, mais déterminés à se battre, la tête haute.
La dignité est une affaire de ceux qui en possèdent. Ces salariés électeurs souhaitent vivement que les partis politiques qui les représentent, ainsi que leurs candidats aux élections, réalisent une campagne dans la défense de leurs intérêts, mais en honorant leurs adversaires et les principes moraux et éthiques qui sont le ciment d’une vraie démocratie.
Amilcar Cunha - Secrétaire syndical, UNIA-PS La Tour-de-Peilz
Texte publié dans Le Régional de jeudi 13 septembre 2007
Gestion des déchets verts : les dindons de la farce ?
8 Septembre 2007 | Déposer un commentaire
Lors du Conseil communal du 5 septembre 2007, Monsieur Etienne Balestra, conseiller communal socialiste, a informé le Conseil que dans le cadre de la reprise des activités de traitement des déchets verts par la SATOM, cette dernière facturerait aux communes actionnaires de la défunte compostière un tarif de CHF 128.—la tonne, alors que le tarif pratiqué pour les autres communes serait de CHF 64.- la tonne. Si cette information, reprise d’un rapport de la SATOM, s’avérait exacte, les boélands seraient manifestement les dindons de la farce.
La réponse de la Municipalité devrait être donnée au prochain Conseil communal du 31 octobre 2007. Téléchargez son intervention.
Gestion intercommunale des ordures : Un projet qui dort et qui dure ?
5 Septembre 2007 | Déposer un commentaire
Lors du Conseil communal du 5 septembre 2007, Jean-Yves Schmidhauser, membre du groupe socialiste, a interpellé la Municipalité sur la question de la future déchetterie intercommunale. Il a rappelé que le point de collecte de la Faraz avait toujours été présenté comme une solution transitoire, dans l’attente d’une véritable déchetterie intercommunale, qui aurait déjà dû être réalisée, selon les projections faites à l’époque par la Municipalité.
Le Parti socialiste est à la base de l’idée d’une déchetterie intercommunale, qui permettrait de réaliser de substantielle économies en matière de gestion des déchets. Il souhaite un concrétisation rapide des promesses de la Municipalité dans ce domaine.
Téléchargez le texte de son interpellation

